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 Who are we to say ~ Rachel

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MessageSujet: Who are we to say ~ Rachel    Mar 13 Mai - 18:19


 
"The hunter is a danger"
AVEC RACHEL PARKERr

 



Le tintement du verrre se joignit aux éclats de rire. Le néon du Feerie Secret renvoyait sa lumière rouge sur l’asphalte de la rue. C’est drole aujourd’hui d’aller ici. Le secert a été éventré. Si je n’étais pas autant concentré, j’en sourirai. Mais j’étais aux prises avec une sup, écoutant du coin de l’oreille les bruits du bar. Si quelqu’un sortait… J’étais un peu à l’éccart, dans une ruelle originellement sombre. Mais la magie qui s’échappait des mains nues de la sup qui était ma proie pour la nuit illuminai comme en plein jour. La blonde était une mage, elle ne changeait pas d’apparance. Vu la couleur cyanne de ses mains, elle était de l’Air. Vu ses cheveux et ses yeux bleus aussi mais j’avais appris à mes dépends à ne pas me concentrer uniquement sur le physique. Certain métamorphe le maitrise très bien.

Ma main sur ses lèvres pour l’empecher d’hurler ni resta pas longtemps. Elle mordit à pleine dent, me la faisant oter plus vite que si on m’avait piqué. Je ne lui laissai pas le temps de crier. La giffle que je lui décrochai la fit tomber au sol et dans les bras de Morphé par la même occasion. Les mages étaient les créatures les plus faibles et les entrainements des chasseresses commençaient à porter leurs fruits. Elle n’avait aucune chance lorsque j’étais arrivé

Gerald Alaric m’avait demandé de lui ramener la jeune fille bien vivante. Il n’avait jamais pu étudier le vent. C’était l’un des rares élèments qui lui manquait pour tous les connaitre, avoir toutes leur faiblesses au creu de sa main. Elle était l’occasion rêver. Son petit ami l’avait balancé dans les mauvaises oreilles. En temps que chasseur, j’étais le plus à même de la ramener.

Je la couchais sur le sol et lui ouvris les poches. Dix dollars dans son porte feuille, que je recuperai en compensasion de mon tee-shirt qu’elle avait déchiré en se débatant. J’avais été obligé de la quitter et je n’aimais pas particulièrement me trimbaler torse nu. Les marques de mon passé étaient encore bien trop visibles, des mains de mon bourreau d’enfance à la cicatrice de mon bas ventre, souvenir de la mort de mon père. S’ensuivit une photo d’elle avec un cheval pie et avec une brune au sourire éteincelant. Pourquoi les blondes ont toujours une meilleure amie brune ? Je ne les comprendrais jamais. Je continuai ma fouille. Quelque carte de fidelité de magasins de fringues et de make-up, sa carte d’identité, son permi. La vie banale d’une lycéene moyenne.

J’attachais ses poignets et ses chevilles solidement. La blonde était dans les vapes, tant mieux. Le noir était revenu. J’étais tranquille. Toujours sous le danger du bar. Je bossais pour l’Etat, certes. Mais, même si les humains étaient aujourd’hui au courant, peut acceptaient qu’on torture les « sups ». Je hisai la gamine sur mon épaule, faisant jouer sans vraiment le vouloir mes muscles, parfait chasseur. Elle ne reverait pas la lumière du jour avant longtemps. Malheureux pour elle. Pourtant, une porte claqua. Il y avait quelqu’un qui m’avait vu. Quelqu’un qui regardait. Je relevai mon beau visage et scrutai de mes yeux si bleus les environs.

Où es-tu ? Ne m’oblige pas à jouer les chasseurs et à te trouver…

Ma voix calme avait retenti dans le silence de la nuit. Allez… Vient à moi…

 
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MessageSujet: Re: Who are we to say ~ Rachel    Mar 3 Juin - 19:42

Après avoir rangé quelques affaires dans ma chambre, je m’étais décidée à sortir de ma passivité pour aller boire un verre. Avec Jamie, j’avais eu l’habitude de boire plus que les autres et il me fallait descendre au moins une dizaine de shots avant de ressentir les effets de l’alcool. Probablement le seul avantage d’avoir un meilleur ami alcoolique, si on pouvait vraiment considérer ça comme un avantage.

J’avais donc enfilé une robe, la première qui m’était tombée sous la main et qui n’avait pas été froissée par le voyage, d’une élégance simple : noire comme la nuit, elle s’arrêtait légèrement au-dessus des genoux et laissait les épaules dénudées, avec des manches en dentelle. C’était Jamie qui m’avait acheté cette robe pour le bal de fin d’année, auquel il s’était décidé à m’inviter après des semaines d’hésitations. Une robe que je n’aurais jamais l’occasion de porter en sa présence.

Histoire de ne pas avoir l’air trop déprimée, j’avais opté pour une touche de maquillage : un peu de fard doré pour « souligner le vert d’amour de tes yeux, chérie », comme disait Jamie, un léger coup de mascara. J’avais momentanément oublié le rouge à lèvres noir qui faisait de moi la parfaite poupée gothique. Et j’étais finalement sortie.

Au hasard des rues, j’avais croisé des bars bondés où les gens semblaient faire un concours de la conservation la plus bruyante. Dépitée, je cherchais alors une supérette encore ouverte à cette heure, ce qui était purement utopique. Je n’étais définitivement plus à Séoul.
Mais j’avais enfin déniché un bar dans un coin assez inquiétant. Le « Feerie Secret », un nom assez atypique pour un lieu où on venait se noyer dans un verre. J’étais donc entrée, et je m’étais assise au bar. Les serveurs ne furent pas surpris de la couleur de mes cheveux, ce qui surprit : habituellement, on me dévisageait comme si j’étais Godzilla quand j’entrais quelque part. Mais j’appréciais de passer inaperçue.

Après avoir ingurgité une quantité non négligeable de Tequila, ce qui fit écarquiller les yeux du barman et donna le courage à un imbécile qui n’avait pas le cerveau à la bonne place de venir me parler, mais il dégagea dès que je lui jetai un regard noir. Si je n’avais rien d’une femme forte et effrayante, j’avais au moins assez de caractère pour intimider les autres au point qu’ils ne m’adressent pas la parole.

Il y avait trop de bruit à l’intérieur, trop de rires, et surtout, il faisait beaucoup trop chaud. Il fallait que je sorte avant de tomber dans les pommes. En titubant légèrement, j’atteignis tant bien que mal une porte et m’aventurai dans une ruelle obscure. La porte se referma en claquant, ce qui m’éclata les tympans.

C’est alors que je vis un homme debout, presque en face de moi, une jolie blonde ligotée sur l’épaule, visiblement inconsciente. Lui ne me voyait pas. Sans faire le moindre bruit, je réfléchissais à toute vitesse à ce que je pouvais faire lorsque sa voix résonna dans la nuit. Agacée par son ton mielleux, je m’avançais d’un pas en croisant les bras sur ma poitrine.

- Dis donc, j’en ai connu des types étranges, mais tu m’as l’air pire que les autres. Repose cette fille. Tout de suite.

Par un miracle inconnu, ma voix n’avait pas tremblé et j’avais le regard glacé. Restait maintenant à savoir comment me tirer de ce mauvais pas…
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MessageSujet: Re: Who are we to say ~ Rachel    Mar 3 Juin - 21:03


 
"The hunter is a danger"
AVEC RACHEL PARKERr

 



- Dis donc, j’en ai connu des types étranges, mais tu m’as l’air pire que les autres. Repose cette fille. Tout de suite.

Mon regard se tourna immédiatement vers la source de la voix. Je n'avais pas eu à la chercher pendant longtemps. Ses longs cheveux roses tombaient sur ses épaules en lourdes mèches, ses yeux verts semblaient fermés sur mes agissements que tous considéraient comme mauvais. Ils en avaient l'impression. Alors que j'agisai pour eux. Je ne faisais pas tout ça par pur devoir civique. C'était purement égoïste. Mais si elle savait à quel point je m'en fichais.

Je laissai lourdement tomber la gamine à mes pieds avant de plonger mon regard dans le sien, joueur. Un sourire en coin naquit sur mes lèvres et mes prunelles, dans lesquelles se reflétaient la beauté des étoiles, étaient plongées sur elle, évaluant le danger qu'elle pouvait représenter. Elle n'avait pas l'air d’être une sup, du moins dans le sens non humaine. Les mages étaient des humains. On ne pouvait les découvrir aussi facilement. Ils se trahissaient parfois en usant de leur magie mais c'était alors des jeunes et les jeunes n'avaient pas encore un réseau assez puissant pour nous remonter jusqu'aux plus grands.

Voilà elle est posée. Tu veux quoi la belle ? Si bien habillée dans ses quartiers de Milwaukee, j'espère que tu n'as pas peur pour ton petit corps.

J'étais mauvais. J'étais dangereux. Mais ce n'était qu'une mise en garde. Moi, je n'allais rien lui faire. C'était pas trop mon kiffe les corps qui se débattent en gueulant d'arrêter. J'aimais mieux une fille bien consentante. Le sexe n'en était que meilleur. La blonde que j'avais fais tombé bougea légèrement avec un reniflement de douleur. Pauvre petite chose.

Pas que ta présence me dérange mais j'ai du travail. Cette gamine est ennemie de l'état. T'es qui pour vouloir t'interposer comme ça. Tu devrais réfléchir avant d'agir, t'as de la chance que je sois pas une enflure, t'es plutôt mignonne.

Tyler... Arrête la drogue. C'est un conseil. Vraiment. Je disais un peu trop de merde à mon goût en ce moment. Mais elle m'avait énervée et je ne voulais pas lui montrer. Je n'avais pas le sang chaud. Pas du tout. Sauf quand je travaillais et que je n'avais qu'une envie, rentrer tranquillement chez moi pour me foutre devant la TV avec une bière et une fille.

 
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MessageSujet: Re: Who are we to say ~ Rachel    Mer 4 Juin - 14:46

- Voilà elle est posée. Tu veux quoi la belle ? Si bien habillée dans ses quartiers de Milwaukee, j'espère que tu n'as pas peur pour ton petit corps.

Il était clair que ce type avait envie de s’amuser. L’éclat moqueur qui brillait dans ses yeux ne trompait pas. D’ailleurs, ses yeux recelaient toute la pureté et les nuances irisées d’un saphir. Mais il y avait autre chose dans son regard, quelque chose de sauvage, presque animal. Un long frisson me parcourut l’échine.

À vrai dire, il était plutôt pas mal. Je suivais les moindres mouvements des muscles de ses bras. Ceux-ci s’étaient délicieusement contractés quand il avait posé la jolie blonde sur le sol. Amusée, je pensais que Jamie aurait sûrement dit qu’il ressemblait à un mannequin américain, et il n’aurait pas eu tort. Je le revoyais encore fumer ses cigarettes à la menthe, allongé sur mon lit en feuilletant des magazines de mode. Mais je n’avais pas vraiment le temps de me remémorer tout ça et de m’attarder sur l’apparence de cet homme, il me fallait trouver une idée. Vite.

- Je veux juste que tu laisses cette fille tranquille. Et que tu la détaches, accessoirement. Pour ton information, j’ai pris la première robe que j’ai trouvée. Vu l’endroit où j’ai vécu, j’ai pas vraiment peur de traîner dans les rues à cette heure.


Ce que je ne lui précisais pas, évidemment, c’était que mon « petit corps » avait subi des dizaines de séance d’arts martiaux et que j’étais loin d’être inoffensive. Si j’avais l’air d’être une poupée frêle, quelques imbéciles avaient vite déchanté.

Il étira ses lèvres encore plus moqueusement que la lueur farouche qui illuminait ses yeux. À croire qu’il se prenait pour le roi du monde, meilleur que tout le monde. Une sorte de Monsieur Parfait, c’était ridicule. Mais son sourire était incroyablement charmeur et il dévoilait des dents blanches et nacrées comme des perles. Bon sang, ce type était vraiment mignon, c’en était agaçant. Pour ne plus y penser, je me mordillais nerveusement la lèvre inférieure, ce qui m’emplît la bouche d’un goût amer de rouge à lèvres. Retenant une grimace, je continuai à fixer l’homme qui n’était qu’à deux mètres de moi.

- Pas que ta présence me dérange mais j'ai du travail. Cette gamine est ennemie de l'état. T'es qui pour vouloir t'interposer comme ça ? Tu devrais réfléchir avant d'agir, t'as de la chance que je sois pas une enflure, t'es plutôt mignonne.

J’haussai un sourcil en l’entendant parler ainsi. Ennemie de l’Etat ? La bonne blague. Il devait être complètement dingue. J’avançais d’un pas ou deux et me plantai devant lui, secrètement contente de son compliment. Même s’il venait d’un inconnu qui ligotait des blondes à minuit dans une ruelle sordide, c’était agréable. Et puis, je savais me défendre.

- Ennemie de l’Etat ? Si elle l’était vraiment, et si tu bossais pour eux, tu ne viendrais pas faire le malin en parlant de tes activités à n’importe qui. Les gens qui travaillent pour l’Etat sont discrets, ils font tout pour passer inaperçus et ils ne s’attaquent pas à leurs cibles à la sortie d’un bar miteux. Désolée, mais tu n’as vraiment pas le profil. En plus, je sais très bien me défendre contre les sales types dans ton genre.

C’était de la pure provocation, mais l’arrière goût de danger qui m’emplissait la bouche me rendait effrontée. Je ne savais toujours pas comment sauver la fille. Avec un peu de chance, elle se réveillerait et se détacherait toute seule, comme une grande. Mais si elle n’y parvenait pas, il me faudrait m’occuper d’elle. Et je doutais sérieusement que les ombres qui me poursuivaient depuis des semaines souhaitent me voir réussir. Résultat, je ne pouvais compter que sur un corps et un esprit ralentis par les effets de l’alcool et sur un pouvoir que je ne contrôlais pas. Les minutes suivantes s’annonçaient sous les meilleurs auspices.
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MessageSujet: Re: Who are we to say ~ Rachel    Ven 6 Juin - 13:16


 
"The hunter is a danger"
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- Je veux juste que tu laisses cette fille tranquille. Et que tu la détaches, accessoirement. Pour ton information, j’ai pris la première robe que j’ai trouvée. Vu l’endroit où j’ai vécu, j’ai pas vraiment peur de traîner dans les rues à cette heure.

Et bien, la demoiselle avait une jolie garde robe. Pauvre petite chose, si tendre, si fragile. Et si dangereuse. Je devais me méfier des femmes. Je l'avais appris à mes dépends. Je revoyais encore le visage noir de la haine qui grandissait dans son cœur de Masha lorsque j'étais arrivé en retard pour... Sexe. Elle n'avait pas vraiment aimé, surtout lorsqu'elle avait sut de qui il s'agissait. Une putain de Walkyrie.

Mon regard s'attarda sur son visage. Ses traits étaient fins, ses yeux comme deux émeraudes. Ils en avaient la dureté de la pierre précieuse lorsqu'ils me fixaient avec l'intensité qui leur était demandée. Je plissai les miens, mon sourire en coin s'élargissant. Tu penses que tu peux me donner des ordres, assoir ton pouvoir sur MA personne ? Mais tu rêves ma chère. Que j’agissais pour l'Etat ou non. Si c'était mes propres directives que je suivais, tu n'aurais pas ton mot à dire. J'avais suffisamment souffert pour ses saloperies de sup. Les marques que tu voyais aujourd'hui sur mon torse étaient une preuve suffisante non ! Je ne répondis pas à ses paroles, touchant du pied le petit corps inanimé. Cette putain n'avait pas à trahir son "pauvre" petit ami. Dans la période actuelle, la dénonciation était la pire des craintes. Voyez les dictatures. Le peuple est notre ami. Il est notre unique allié.

- Ennemie de l’Etat ? Si elle l’était vraiment, et si tu bossais pour eux, tu ne viendrais pas faire le malin en parlant de tes activités à n’importe qui. Les gens qui travaillent pour l’Etat sont discrets, ils font tout pour passer inaperçus et ils ne s’attaquent pas à leurs cibles à la sortie d’un bar miteux. Désolée, mais tu n’as vraiment pas le profil. En plus, je sais très bien me défendre contre les sales types dans ton genre.

Pas vraiment le profil ? Et ça, c'est pas vraiment le profil ?Fouillant dans ma poche, je lui sortie une plaque de flic aussi doré que les yeux des loups. C'était un magistral fuckEt chérie, ne croit pas qu'il est volé, c'est mon petit prénom qui trône sur l'or. Je suis discret quand je le veux. Tu m'as surpris mais ne t'inquiète pas pour mon "secret". T'as pas l'air si humaine que ton innocence le veux. Un chasseur n'a pas à expliquer ses actions à quelqu'un comme toi. J'aurais tellement vite fait de te faire disparaitre.

Malgré la dureté de mes mots, je n'avais pas perdu mon sourire. J'étais toujours aussi charmeur, quoi que je face. Imaginez moi en train de baiser une blonde et vous aurez la manière dont je me comportai avec les femmes. Je me fichai d'elles comme de ma première chemise. La mage du vent à mes pieds bougea faiblement et un petit gémissement de douleur s'échappa de ses lèvres. Côtes brisées. Mes yeux s’attardèrent quelques minutes sur ce petit corps. Elle était belle, ses cheveux cachant à moitié son visage, ses lèvres pleines un rien tachée par le sang. Elle aurait pu me plaire, même si les blondes n'étaient pas vraiment mon style. Mais elle était sup, il ne serait pas dit que conscient de leur nature, je les aurais toucher. Je ne m'approche d'eux que pour les traquer. Masha m'avait dit de me faire quelques alliés dans leur rang.C'était hors de question. Je ne voulais qu'aucun me croit leur ami. Pour le souvenir des moments anciens, pour la douleur que j'avais ressentie ils allaient payer. M. Alaric m'offrait l'excuse rêvée pour les tuer en toute conséquence de cause. J'avais le droit de laisser ses cadavres derrière moi. Le droit de vie ou de mort sur leur personne. C'était aphrodisiaque. C'était divin. J'étais dieu. J'étais leur dieu. Ils me respectaient.

 
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MessageSujet: Re: Who are we to say ~ Rachel    Dim 15 Juin - 15:06

Ce type était visiblement pire que ce que je craignais. Il me regardait d’un air de défi, attendant patiemment le moment fatidique, tel un tigre prêt à fondre sur sa proie. Mais je connaissais bien ce genre de prédateur : ils perdaient vite leur patience et leur sang-froid si on était assez fou pour les provoquer. Je savais que, malgré mes innombrables cours d’auto-défense, je serais sans défense quand il se déciderait enfin à passer à l’action et je n’aimais du tout cette idée.

C’est alors que je remarquai quelque chose qui avait jusque-là échappé à mon attention. Des traces sombres couvraient ses hanches, témoignage muet d’une brûlure des plus douloureuses. J’eus un instant un éclair de compassion : je ne savais que trop bien à quel point le feu pouvait être destructeur. Cela me ramenait à certaines découvertes récentes auxquelles je refusais de penser ne serait-ce qu’une seule minute.

Il toucha du bout du pied la jeune femme toujours sonnée, comme si ce simple contact le répugnait. Avec un soupir de soulagement, je vis qu’elle était toujours en vie, même si elle était sérieusement en danger. Je ne pouvais pas faire grand-chose et je me mettais délibérément dans une sale situation, j’en avais pleinement conscience mais je ne pouvais pas laisser cette fille aux mains de ce sociopathe qui se prenait pour le roi du monde.

Pas vraiment le profil ? Et ça, c'est pas vraiment le profil ? Et chérie, ne croit pas qu'il est volé, c'est mon petit prénom qui trône sur l'or. Je suis discret quand je le veux. Tu m'as surpris mais ne t'inquiète pas pour mon "secret". T'as pas l'air si humaine que ton innocence le veux. Un chasseur n'a pas à expliquer ses actions à quelqu'un comme toi. J'aurais tellement vite fait de te faire disparaitre.

À ma grande surprise, il venait de brandir une impeccable insigne de flic. C’était pitoyable, il me prenait vraiment pour la dernière des idiotes. Et même s’il avait travaillé pour le gouvernement, ça ne l’autorisait en aucun cas à ligoter des gens de cette manière ! Une colère sourde commençait à monter en moi et le sens de ces paroles me calma soudainement.

Pas l’air si humaine ? Qu’est-ce qu’il entendait au juste par-là ? Ce n’était quand même pas un crime, et surtout pas ma faute ! Tout ce que j’avais toujours voulu, c’était une vie normale, et je n’avais pas choisi mes origines dont j’ignorais encore presque tout. Mais était-il possible que les gens comme moi se reconnaissent par un quelconque signe ? Pas l’air si humaine ? Mais je ne sais même pas si je suis humaine, pauvre idiot ! hurlai-je intérieurement.

Un chasseur ? Comment ça, un chasseur ? Ce type était complétement dérangé. Soit il avait sérieusement abusé de l’alcool ou de la drogue, soit il était fou à lier. Une petite voix à l’intérieur de moi me soufflait pourtant qu’il y avait là une information à ne pas prendre à la légère.

« Je n’ai pas la moindre idée de ce dont tu es en train de parler, déclarai-je en haussant les épaules. À ma connaissance, je suis née à New York et j’ai toujours vécu avec des humains. Et puis, arrête tout de suite ton petit manège. Tu te prends peut être pour un Dieu parce que tu es aussi sexy qu’un mannequin et aussi musclé qu’un boxeur, mais tu n’as vraiment pas de quoi te croire supérieur à tout le monde. Tu as sûrement beaucoup de points faibles que ce que tu laisses croire. Je parie même que tu souffres d’un complexe d’abandon ou d’un truc dans ce style-là. »

J’étais encore plus folle que lui. J'étais irrespectueuse, je venais d'avouer certains éléments qui ne concernaient que moi, et pire, je le provoquais ouvertement. Qu’est-ce qui m’avait pris de lui parler ainsi ? Mais je n’y pouvais rien, sa présence me tapait sur les nerfs. Il avait un ego surdimensionné et je détestais les types arrogants et prétentieux qui pensaient que le monde entier était là pour les servir et les admirer. Je n’étais pas une pauvre petite créature qui se soumettait au danger.
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MessageSujet: Re: Who are we to say ~ Rachel    Mer 18 Juin - 19:54


 
"The hunter is a danger"
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« Je n’ai pas la moindre idée de ce dont tu es en train de parler. À ma connaissance, je suis née à New York et j’ai toujours vécu avec des humains. Et puis, arrête tout de suite ton petit manège. Tu te prends peut être pour un Dieu parce que tu es aussi sexy qu’un mannequin et aussi musclé qu’un boxeur, mais tu n’as vraiment pas de quoi te croire supérieur à tout le monde. Tu as sûrement beaucoup de points faibles que ce que tu laisses croire. Je parie même que tu souffres d’un complexe d’abandon ou d’un truc dans ce style-là. »

Je haussai un sourcil, surpris par ses paroles. Pourquoi ramener cela à l’abandon. Aurait-elle visé juste sans le voir. Je n’en étais pas sûr. Être presque orphelin n’avait rien fait pour me rendre comme elle le pensait mais l’adoption m’avait fait quitter les bras glacés de l’orphelinat. Ou brulant, tout dépendait du point de vue. Je plongeai mon regard dans le sien, cherchant des réponses. Shakespeare eu dit que les yeux sont les fenêtres de l’âme. Si les miens ne reflétaient rien d’autre qu’une rage sourde qui me dévorait de l’intérieur, je ne parvenais à voir dans les siens. Peut-être un rien de peur à moins que ce soit mon esprit qui me souffle que la glace de mes prunelles la rendait fébrile.

Je pris le compliment comme il venait. Elle n’était pas la première à m’en faire et certainement pas la dernière. Mais j’étais trop petit pour faire du mannequinat. Je n’atteignais pas le mètre quatre-vingt. Ma taille ne faisait pas fuir les filles pour autant. Les yeux vous font un visage semble-t-il. J’avais confiance en mon physique, pourquoi ne pas être arrogant lorsque l’on connait sa beauté ravageuse ? Ce serait se mentir ou encore faire de la fausse modestie pour obtenir des compliments. Très féminin comme réaction. Vivre était l’unique alternative.

Tes propres blessures ne m’intéressent pas jeune fille. Qui que soit la personne qui t’a abandonné, il n’aurait pas dut le faire, je ne t’aurais pas dans les pattes actuellement. Maintenant, je te donne une unique alternative. Ou tu dégages, ou je te fais dégager et je pense que tu n’aimera pas trop la manière dont je vais m’y prendre. Cette gamine est ma proie. Vous laissez bien les vampires chasser en paix. Si tu n’es pas sup, c’est pour le bien de tous que je fais ça ok ? Autrement, je vais finir par croire que je vais devoir t’embarquer aussi.

Le phénix dans mon cou semblait bruler comme l’animal investigateur du tatouage. Comme si j’avais fait quelque chose d’interdit pour la Lutte. Il n’en était rien. Je n’avais balancé aucune identité. Je n’étais pas fou. Si j’étais aujourd’hui ici et non en train de moisir dans une prison, c’était pour la simple et bonne raison que j’avais passé un pacte avec le Général. Pourquoi moi ? Aucune idée. Ma rage sourde surement.

La blonde commençait lentement à se réveiller et sa respiration se faisait plus difficile. J’avais fait attention lorsque je l’avais frappé pour qu’elle face bien sagement ce que je lui demandais. Je n’avais pas suffisamment enfoncé les côtes pour qu’elle risque de perforer un poumon. Faisant fit de la jeune femme aux cheveux roses, je m’accroupis, portant ma main au niveau du visage de la mage de l’air. Intéressent. J’avais déjà vu des yeux comme les siens. Un bleu si pur qu’il en paraissait fait d’éclat d’un ciel sans nuage. Mais impossible de me souvenir où.  Elle sentait l’été, odeur naturelle masquée par une chère eau de toilette. A première vue, j’aurais dit du Dior mais je n’étais pas parfumeur. Je n’avais pas de petite amie pendu à mon bras suppliant d’aller acheter du parfum. J’étais un chasseur, libre, sans attache autre que la drogue et les marques à la Requiem for a dream qui grandissaient sur mon bras gauche, étendant leurs marques douloureuses avec une lenteur de cadavre. Voilà une des raisons qui faisait que je détestais être torse nu. Toutes les marques, tous les sévices apparaissaient au grand jour. Et toi, barbapapa, quels sont tes sévices ? On a tous des démons qui nous hantent. Ta solitude peut-être ? Un complexe d’abandon ? Une fois que je l’aurais trouvé, je pourrais commencer à jouer. Et je ne me stopperai pas. Je suis le chasseur de tes nuits, je chasse sans fin, sans but, juste pour parvenir à mes fins. Je ne joue pas chez les gentils ni chez les méchants, comme dans les livres. Je me contente de chasser, jusqu’à ce que la drogue détruise pour de bon ma personne.

 
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MessageSujet: Re: Who are we to say ~ Rachel    Ven 27 Juin - 13:54



Ce type était encore plus agaçant que ce à quoi je m’attendais. Visiblement, il n’avait pas le moindre doute sur ses capacités. Il oubliait un peu trop vite à mon goût que la blonde était une fille comme les autres, enfin à peu près. Il avait un sérieux problème avec le concept de vie en symbiose. Les sups n’étaient pas des monstres, ils étaient juste différents. Et à ma connaissance, il n’y avait aucune guerre déclarée contre eux. Vivre en communauté avec des êtres que nous avions toujours crus semblables à nous n’a rien de compliqué. Il suffit d’accepter la vérité, et on constate vite que ça ne change rien. Il faut juste avoir un minimum de cervelle pour le comprendre.

Je ne doutais pas de l’intelligence du chasseur. Mais il laissait sa rage le dominer et il n’avait que très peu de sang-froid. Il fallait rajouter intolérance, probablement due à des blessures du passé au complexe d’abandon. Les marques sur son torse ne trompaient pas. Quand quelqu’un souffre, il rejette sa souffrance en colère, et cette colère est destructrice et aveugle. En le regardant bien, je remarquai les traces qui maculaient ses bras. Un camée, en plus de ça. J’aurais voulu faire preuve d’un peu plus de gentillesse à son égard, d’essayer de me mettre à sa place et de le comprendre, mais la douleur et ses conséquences ne se partagent pas. Et puis, il me tapait sur les nerfs. Il n’était pas si puissant qu’il en avait l’air, au fond. Les hommes ont toujours tendance à étaler leur force pour mieux cacher leurs faiblesses.

Mais j’avoue qu’il avait visé juste lorsqu’il avait parlé d’abandon. Encore un aspect typique de la psychologie humaine : rejeter ses propres démons sur les autres par peur de  les affronter. Au final, on en revenait toujours au même point : la peur était la source de tout. En tout cas, son histoire de vampire et de sup ne m’intéressait pas. Il y avait des limites à ne pas franchir, et à trop jouer avec le danger, on finissait toujours par le payer.

Le néon au-dessus de la porte par laquelle j’étais sortie explosa brutalement, produisant une pluie de fines lames de verre froide comme la mort. J’y jetais un bref coup d’œil, sachant que ceci était mon œuvre, mais pour une fois, j’avais à peu près le contrôle de la situation. Je n’étais pas un être faible et inoffensif. Je savais me défendre, et à ma grande surprise, je savais même attaquer.

«  Personne ne m’a abandonnée, désolée de te décevoir. Une seule alternative ? Je crois que la situation est un un peu plus compliquée que ça. Je reste. Tu ne me feras en aucun cas dégager. Le libre arbitre, chéri. »

Pendant que je parlais, il s’était approché de la blonde et l’examinait tranquillement, persuadé que j’allais m’enfuir en courant. Mais moi aussi, j’aimais le danger. Et je n’avais rien à perdre moi non plus, j’avais déjà tout perdu. Alors tenter de sauver cette fille ne me ramènerait ni James ni Misuki, c’était bien trop tard, mais au moins je ne serais pas lâche. J’avais décidé d’affronter la réalité, même si cela signifiait le payer cher. Ce n’était plus le moment de fuir.

Il était plongé dans sa contemplation. Visiblement, cette fille le fascinait autant qu’elle le dégoûtait. Ses yeux étaient noyés dans le bleu azur de ceux de la blonde, comme s’il avait cherché une infime trace d’espoir, quelque chose à quoi se raccrocher pour ne pas sombrer définitivement. Mais les dés étaient jetés, il s’était condamné lui-même à mener cette existence qui le répugnait. La seule chose qui l’y retenait était  la peur d’affronter sa douleur et la seule chose qui l’en délivrerait serait la mort. Pour lui, il n’y avait pas de retour possible, pas de rédemption. Le miracle qui pouvait le sauver résidait en lui, et croire qu’il le trouverait était sûrement une pure illusion. C’était sans doute ça, le fond du problème.

Alors qu’une lueur farouche de détermination emplissait mes yeux, je sentis une main glacée se poser sur mon épaule. Surprise, je n’eus pourtant pas besoin de tourner la tête pour savoir de qui il s’agissait. L’une des ombres était là, et par ce contact elle cherchait à me faire passer un message. Contrairement à d'habitude, je n'étais pas effrayée mais sereine comme à la veille d'un combat inévitable. Il n’y avait que deux choix : m’enfuir comme je l’avais toujours fait, ou affronter le danger qui me poursuivait. Et cette fois, j’étais bel et bien dans le camp des vainqueurs.

« Le chasseur a parfois des adversaires. »
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MessageSujet: Re: Who are we to say ~ Rachel    Dim 29 Juin - 14:08

Tyler M. Newtown a écrit:

 
"The hunter is a danger"
AVEC RACHEL PARKERr

 


Le néon qui explosait me fit lever les yeux de la gamine qui chialait sur le sol, comme si j'avais été piqué. Un sursaut qui n'avait rien à voir avec la peur mais qui voulait tout dire. Un chasseur chassé ? Sûrement que je l'étais, et plutôt deux fois qu'une. Les proies se rebellent toujours un jour. Comme les serpents, elles se retournent et mordent jusqu'au sang, ne lâchant à aucun moment, comme si rien ne pouvait les faire desserrer les mâchoires.

«  Personne ne m’a abandonnée, désolée de te décevoir. Une seule alternative ? Je crois que la situation est un peu plus compliquée que ça. Je reste. Tu ne me feras en aucun cas dégager. Le libre arbitre, chéri. »

Pour qui elle se prend cette petite salope ? J’suis pas ton chéri, je te laisse encore moins le choix. Si moins je t'appelai comme ça, c'est uniquement parce que je voulais faire monter la moutarde. Je roulais des yeux, exaspéré. J'avais d'autre chose à régler. Des choses bien plus importantes qu'une gamine qui me les brisait un truc de malade. Du genre ramener la blonde. Même si barbapapa avait un visage presque parfait et une chute de rein qui promettait mont et merveille, c'était niet. On arrête de baiser au travail et de draguer tout ce qui bouge. On devient un garçon parfait qui bute juste ce qui a le malheur de ne pas être né humain.

« Le chasseur a parfois des adversaires. »

Et tu te prendrais pour une chasseresse. Écarte toi de mon chemin sérieux. J'ai pas beaucoup de patience et t'as atteint ton cota.

J'étais définitif dans ma phrase. Qu'elle cherche encore une fois et je sortais le flingue qui caressait mon dos avec la tendresse infinie des bras d'une maîtresse. Et contrairement à tous ces kekes qui s'assurent flingues à la ceinture, moi, je savais m'en servir et j'avais déjà goûté à la morsure d'une balle dans ma chair, ou inscrite par moi dans celle de quelqu'un d'autre. De toute façon, j'allais bientôt crever alors qu'on en finisse, que je fasse de bonnes ou de mauvaises actions.

J'étais pourtant sûr que dans un autre lieu et dans un autre contexte, j'aurais pu essayer de la foutre dans mon lit. Mais là, elle me gavait sérieusement. Avec un sourire mesquin, je lui demandais

C'est ta meuf ou quoi pour que tu la défende comme ça ?

Je savais qu'il n'en était rien,  après tout, son mec l'avait largement envoyé chier et c'était lui qui l'avait trahie. Mais je commençais limite à me poser des questions. J'ai rien contre l'homosexualité sérieusement. Filles ou mecs je m'en tapais complètement. Avec ma gueule androgyne, j'aurais menti en disant que j'étais un symbole de virilité. Mais voilà, elle partait mal si elle flashait sur une pauvre meuf attachée dans la rue. Et après, c'est moi qui souffre d'un syndrome d'abandon. Bah bien sûr. Elle semblait sûre de son coup en plus. Loupé, t'as tapé très loin du compte.

 
© EKKINOX
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MessageSujet: Re: Who are we to say ~ Rachel    Ven 4 Juil - 14:23

À la moindre erreur, au moindre faux pas de ma part, il n’hésiterait pas à se jeter sur moi pour m’arracher la gorge. Jamie m’a souvent dit que je jouais trop avec le danger et que je finirais par le regretter. C’était déjà arrivé, mais aucune sensation au monde n’était plus grisante, plus réelle que celle-ci. Et le danger était une drogue pour moi maintenant que je n’avais plus rien à perdre.

Le type avait l’air très agacé par mon comportement. Il était évident qu’il ne s’attendait pas à ce que je réagisse de cette manière. Moi non plus à vrai dire. L’éclat glacé qui miroitait dans ses yeux luisait aussi froidement que si on avait incrusté des saphirs dans un corps vide. Il n’était rien, rien qu’une machine à tuer, un chasseur façonné par la douleur qui attendait tout de la mort. Il avait fait de lui une arme parfaitement aiguisée mais il ne pouvait pas tromper ses émotions éternellement. Il y avait autre chose dans son regard, une pointe de chaleur au cœur d’un lac gelé. Si l’on brisait la glace, on discernait un désir refoulé. Visiblement, ce type n’était dirigé que par son instinct et ses pulsions. Il se trompait lourdement en imaginant qu'il était un chasseur. Il n’était rien de plus qu’un prédateur. Il ne tuait pas par plaisir mais par besoin. C’était quelque chose de vital, quelque chose enraciné au plus profond de lui-même, l’aspect tangible de son côté animal.

« Et tu te prendrais pour une chasseresse. Ecarte-toi de mon chemin sérieux. J’ai pas beaucoup de patience et t’as atteint ton quota. »

Il avait lancé ces paroles d’un air déterminé. Je l’avais sérieusement agacé et j’en tirais malgré moi une certaine fierté. Il était évident qu’il était sur les nerfs, sur le point de perdre le contrôle. J’adorais cette idée. Pousser les gens jusqu’à leurs limites pour voir comment ils se comportaient quand on les détachait de la bride qu’était le self-control. Au final, ils n’étaient pas si différents des animaux qu’ils le prétendaient.

« C’est ta meuf ou quoi pour que tu la défende comme ça ? »

Ma meuf ? Désolée mais t’es à des kilomètres de la vérité chéri. Les filles et moi, c’est terminé depuis longtemps, depuis l’accident de Mihaela. Elle était la seule femme que j’aie aimée, et elle restera à jamais la seule. Je ne veux plus d’une relation sérieuse avec quelqu’un. J’ai trop souffert pour vouloir encore jouer à l’amoureuse, ce serait de l’autodestruction pure.

« Désolée de te décevoir, mais les blondes ne sont pas vraiment mon style. »

La porte du bar s’ouvrit brutalement et se referma avec un claquement sourd. Il fallait que je reste calme à tout prix. Ce n’était pas le moment de ressasser les souvenirs douloureux ni de me rappeler la panique que provoquait la présence des ombres. Je ne savais pas réellement ce dont j’étais capable, mais je ne tenais pas spécialement à le découvrir. Il est plus simple de se considérer comme humaine quand on ignore ses pouvoirs.

« C’est pas ma faute si t’as envie de me sauter et que tu refuses de te l’avouer, projette pas tes propres désirs entre cette fille et moi. Remarque, je suis sûre qu’au lit elle est meilleure que toi. »

Un sourire moqueur accompagna mes paroles tandis que j’avançais vers lui de quelques pas. C’était de la provocation à l’état pur et j’ignorais d’où me venait cette subite assurance. Mais un homme n’est rien d’autre qu’une suite de réactions physiques. Déclenchez la première et vous obtenez la suite sans avoir à faire d’efforts. C’est uniquement une question de volonté. Dans ce cas-là, saupoudrée de l’excitation du danger. Et peut-être que finalement, après tout ce temps passé à errer sans ressentir rien d’autre que la souffrance, c’était avec ce type que je trouverais ma propre réalité.
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