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 Saint Roddington High School, joyau du mérite américain.

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Gaïa
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PROFIL►PORTRAIT : Saint Roddington High School, joyau du mérite américain. 12040506185255159
► ARRIVÉ LE : 31/03/2012
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Saint Roddington High School, joyau du mérite américain. Empty
MessageSujet: Saint Roddington High School, joyau du mérite américain.   Saint Roddington High School, joyau du mérite américain. EmptySam 3 Mai - 18:15

Saint Roddington High School trônait au sud-est de la ville de Milwaukee. Établissement de renom, le lycée avait été créé à la fin du XVIIIème siècle, et n’avait depuis jamais perdu de sa popularité. Seuls les adolescents issus de riche familles, ayant obtenu une bourse pour leur résultats ou bien sportive pouvait espérer intégrer un jour ce joyau de l’enseignement et de l’architecture. Le lycée avait été bâti à la manière d’un palais, et n’avait rien à envier à Harvard.

L’architecte, passionné par le style britannique, avait veillé à respecter les codes des établissement renommés d’Angleterre. Saint Roddington trônait au milieu d’une propriété de pas de dix hectares. Trois d’entre eux étaient consacrés au complexe sportif, et au gymnase, créé bien plus tard que les reste des bâtiments. Le reste était un parc savamment organisé, refuge des étudiants qui venaient s’allonger dans l’herbe pour réviser, manger ou bavarder gaiement. De petites écuries extraordinairement luxueuses comptant une quinzaine de purs-sangs gardaient encore leur place au lycée, réservées aux élèves de familles aisées, et assorties d’une carrière. Les allées du parc en terre blanche donnaient une allure de Versailles à l’endroit, et un large chemin bordé de saules traçait une voie du grand portail du parc jusqu’au parking fleuri qui s’était incrusté entre le gymnase et l’aile ouest de l’école. Parking, bien entendu, rempli de voiture hors de prix et rutilantes que les propriétaires surveillaient d’un œil attentif.
Le gymnase se voyait découpé en deux parties. L’une, immense, pour bien entendu le sport et l’autre, les quartiers des équipes de football, de basketball et baseball ainsi qu’évidemment, ceux des Cheerleaders. Peints en crème et chocolat au lait, bancs en saule, un tableau pour marqueurs au cas où il y aurait besoin de noter les chorégraphies ou stratégies. Le stade, dehors, et le terrain de baseball se dressaient fièrement près des bâtiments et servaient souvent de lieu de rencontres inter lycées.

L’école elle-même constituait le plus grand joyau de l’endroit. Un chemin passait devant la porte, là pour permettre aux limousines de certains enfants de la haute société américaine d’être déposés  directement aux pieds des escaliers de marbre. La porte, encadré de deux cerisier asiatiques bicentenaires, taillée dans de l’acajou et sculptée demandait la présence de deux majordomes pour l’ouvrir ou la fermer. Le reste de la façade ciselée et ouvertes de larges fenêtres en arcades faisait un pied de nez aux châteaux français, les vitraux multicolores renvoyant des reflets dansants dans les feuilles des arbres du parc.  En entrant dans le hall gigantesque, on se retrouvait surplombé de couloirs fait à la manière de balcons titanesques, et en face d’un énorme escaliers menant justement vers ces couloirs suspendus. À gauche et droite, en plein pied, deux autres couloirs s’ouvraient vers les ailes est et ouest. L’un allait vers le réfectoire, plein de longues tables de houx, agrémenté de bouquets de fleurs fraîches et où régnait le brouahaha des conversations joyeuses et l’odeur des plats hors de prix cuisinés par les chefs. L’autre conduisait à la bibliothèque, de plus de huit mètres de plafond, joyau de la ville et parmi les plus fournies des bibliothèque de l’Etat. Dans ce sanctuaire du savoir, seul un doux froufrou de mots chuchotés et le cliquetis des claviers.
Le sol de parquet en acajou massif marqueté de hêtre blanc supportait l’usure depuis deux siècles, toujours ciré à la perfection. Des bancs de frêne, à l’ancienne mode, s’étaient vus disposés de part et d’autre des couloirs, lieux de pause par prédilections des centaines d’élèves. Ils s’y arrêtaient surtout l’hiver, pour prendre le soleil à travers les grandes baies vitrées dirigées vers le Sud, et papotaient de tout et rien en attendant le signal des énormes cloches tout en haut du bâtiment de collège. La cohue ainsi déclenchée voyaient une masse d’étudiants se mettre en marche pour se presser dans les étages, décorés par les œuvres impeccables des élèves d’Art, chatoyantes ou plus modernes, soigneusement disposées sur les murs de pierres taillées.

Les salles de classe, aux hautes fenêtres si souvent ouvertes sur le parc, embaumaient l’herbe fraîchement coupée et la pluie. Les tableaux interactifs et à craie se côtoyaient pacifiquement, et les tables de bois à la découpe moderne supportaient le poids des cahiers, des étudiants avachis pour dormir. Elles gardaient les secrets aussi, certains plus jolis que d’autres.
Le dernier étage, et cinquième, s’était vu rebaptisé « sanctuaire » par les étudiants. Cafétéria, snack, billard et coin de révisions. Il y régnait, au milieu des plantes vertes, une atmosphère chaleureuse et conviviale. Les étudiants d’art y venaient souvent crayonner la vue sur le parc ou leurs camarades, et les sportifs et cheerleaders exhiber leurs corps et styles exemplaires. C’était un établissement de rêve, méritant, et personne n’aurait osé dire le contraire. Les jours de rencontre, ou ceux où venaient des gens importants, le directeur imposait un uniforme, avec ses jupes courtes et chaussettes pour les femmes, ses vestons pour les garçons et des centaines de petits bérets à rubans. Coiffures tirées, politesse, démarche, érudition, voilà tout ce qu’avaient acquis les élèves en sortant de Saint Roddington High School. Et bien assez, croyez le, pour que tout enfant de primaire de Milwaukee et des alentours rêvent éveillés à propos d’arpenter ces couloirs, et exhiber fièrement l’écusson de l’école. Médaille suprême du mérite ou de la richesse. Et ce ne sont pas nos personnages qui viendraient démentir.
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